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Un chiffrage de rénovation se fait au mètre carré et à la semaine

Avatar de Timothé Gourlaouen

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Un devis global impressionne par son total, mais c’est le détail, lot par lot, qui permet de vérifier s’il est cohérent. Un chiffrage de rénovation se lit au mètre carré pour chaque poste de travaux, et se planifie en semaines pour chaque phase de chantier : ces deux unités, plus que le montant final affiché en bas de page, révèlent si un devis correspond réellement à l’ampleur du projet.

Des ratios par lot, pas un forfait global

Chaque lot de travaux, isolation, électricité, plomberie, finitions, obéit à des ordres de grandeur au mètre carré qui varient selon l’état initial du logement et la qualité des matériaux retenus. Un devis qui ne détaille pas ces ratios poste par poste empêche toute comparaison sérieuse avec un autre devis reçu pour le même chantier, puisque deux totaux identiques peuvent cacher des répartitions très différentes entre les lots, l’un privilégiant l’isolation, l’autre les finitions visibles.

Les lots techniques, comme la mise aux normes électriques ou l’installation d’un nouveau système de chauffage, méritent une attention particulière dans cette lecture au mètre carré : leur coût dépend fortement de l’état de départ de l’installation, un point que nous détaillons à propos de la remise aux normes électriques pièce par pièce, où le chiffrage varie considérablement selon que l’installation existante est simplement insuffisante ou entièrement vétuste.

Les aléas, une ligne à prévoir dès le départ

Un chantier de rénovation, surtout dans un bâti ancien, réserve presque toujours des découvertes en cours de travaux : une poutre fragilisée, un réseau électrique différent de ce qui était visible avant ouverture des murs, une canalisation à revoir entièrement. Provisionner une marge d’aléas, généralement de l’ordre de 10 à 15 % du montant total des travaux, permet d’absorber ces imprévus sans devoir renégocier l’ensemble du budget en cours de chantier ni interrompre les travaux en attendant un financement complémentaire.

Un planning en semaines, pas seulement en dates de début et de fin

Un planning de chantier gagne à être découpé en phases hebdomadaires, chacune associée à un ou plusieurs lots, plutôt que réduit à une simple date de début et une date de fin annoncées par l’entreprise. Ce découpage permet de vérifier l’avancement réel semaine après semaine, de repérer rapidement un retard sur un lot précis avant qu’il ne retarde l’ensemble du chantier, et de coordonner plus facilement l’intervention de plusieurs corps de métier qui doivent parfois se succéder dans un ordre précis, notamment entre gros œuvre, second œuvre et finitions.

Ce planning hebdomadaire sert aussi de base de discussion en cas de retard : plutôt que d’attendre la date de fin annoncée pour constater un problème, un point d’étape chaque semaine permet d’identifier tôt le lot qui prend du retard et d’en discuter les causes avec l’entreprise concernée, avant que ce retard ne se répercute sur l’ensemble des corps de métier suivants.

La réception des travaux et la retenue de garantie

La réception des travaux marque le moment où le maître d’ouvrage constate, en présence de l’entreprise, que les travaux sont conformes au devis et signale les éventuelles réserves à lever. C’est aussi à ce stade qu’intervient la retenue de garantie, une somme conservée temporairement sur le montant dû, qui protège contre le risque que des réserves signalées ne soient jamais corrigées une fois le solde intégralement versé. Le site officiel de l’administration française détaille les règles applicables à cette retenue et aux démarches de réception, utiles à connaître avant de signer le dernier chèque d’un chantier.


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